Les 5 zones bleues : le secret des centenaires

Connaître les secrets de longévité des centenaires des 5 zones bleues : Okinawa, Nuoro, Ikaria, Loma Linda et Nicoya.
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Les zones bleues, des territoires de longévité

Le terme « zone bleue » désigne des régions du monde où la longévité des habitants est nettement supérieure à la moyenne mondiale. Ces zones sont situées dans des endroits très différents, autant géographiquement que culturellement, mais elles partagent certaines caractéristiques communes.

Les cinq zones bleues

Aujourd’hui, on reconnaît cinq zones bleues :

  • Okinawa, au Japon
  • La province de Nuoro, en Sardaigne
  • La péninsule de Nicoya, au Costa Rica
  • Ikaria, en Grèce
  • Loma Linda, en Californie

Dans ces zones, l’espérance de vie peut atteindre 90 ans ou plus. Par exemple, à Okinawa, la population de 100 ans et plus est 40 fois plus élevée qu’aux États-Unis.

Les facteurs de longévité

Les scientifiques ont identifié plusieurs facteurs qui pourraient contribuer à la longévité des habitants des zones bleues. Ces facteurs comprennent :

  • Une alimentation saine : les habitants des zones bleues consomment généralement une alimentation riche en fruits, légumes, céréales complètes et légumineuses. Ils mangent également moins de viande, de produits laitiers et de sucre que la population mondiale moyenne.
  • Une activité physique régulière : les habitants des zones bleues sont majoritairement actifs physiquement tout au long de leur vie. Ils pratiquent souvent des activités physiques traditionnelles, comme la marche, le jardinage ou la danse.
  • Un fort sentiment d’appartenance : les habitants des zones bleues sont traditionnellement intégrés à des communautés fortes et solidaires. Ils ont des liens étroits avec leur famille, leurs amis et leurs voisins.
  • Un sens de l’objectif : les habitants des zones bleues ont souvent un but dans la vie. Ils se sentent utiles et valorisés.

L’espérance de vie (en bonne santé) en France

L’espérance de vie en bonne santé est un indicateur important de la santé de la population. Il permet de mesurer le nombre d’années qu’une personne peut espérer vivre sans souffrir d’incapacité dans les gestes de la vie quotidienne.

En France, l’espérance de vie à la naissance est passée de 77,7 ans en 1994 (moyenne homme-femme) à 82,35 ans en 20211.

Cependant, l’augmentation de l’espérance de vie ne signifie pas que les populations vivent plus longtemps en bonne santé. En effet, l’incidence des maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète, a également augmenté.

Il existe des indicateurs, calculés notamment par l’Insee et la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) permettant d’avoir une idée de l’évolution de l’espérance de vie en bonne santé. Bien qu’il s’agisse d’une moyenne, on note que celle-ci est passée de 62,85 ans (moyenne homme-femme) en 2004 à 66,3 ans en 20212.

Ces chiffres sont à prendre avec des pincettes3 car :

  • Ils se font sur la base d’une enquête déclarative. La question posée est la suivante : Êtes-vous limité(e), depuis au moins six mois, à cause d’un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement ? Les réponses possibles sont non, un peu, fortement ;
  • Il n’y a pas d’analyse médicale en parallèle permettant de vérifier si la personne interrogée souffre d’une maladie quelconque : hypertension, diabète qui pourrait conduire à des complications futures ;
  • L’échantillon est assez petit pour être totalement représentatif : environ 16 000 personnes ;
  • L’enquête n’inclut pas les résidents en Ephad (établissements médicalisés pour personnes âgés), ce qui aurait malheureseuement un impact à la baisse sur l’espérance de vie en bonne santé ;
  • L’enquête ne distingue pas les différentes catégories socio-professionnelles interrogées, ce qui permettrait de mieux interpréter la moyenne.
1. Espérance de vie en bonne santé - Insee
2. L’espérance de vie sans incapacité à 65 ans
est de 12,6 ans pour les femmes et 11,3 ans
pour les hommes, en 2021 - Drees
3. Qu’est-ce que l’« espérance de vie en bonne santé », indicateur récurrent des débats sur l’âge de départ à la retraite ? - Le Monde avril 2022

À quand remonte l’intérêt pour les zones bleues ?

Tout commence dans les années 2000.

Dan Buttner, explorateur pour le National Geographic, est le premier à donner le nom de « Zones bleues » à ces micro-régions où le nombre de centenaires en bonne santé est le plus élevé au monde4.

Les maladies dites modernes dans les zones bleues

Il est constaté que les maladies de civilisation sont beaucoup moins répandues dans les zones bleues :

  • Les habitants de l’île d’Okinawa au Japon ont 5 fois moins d’accidents cardiaques que les Occidentaux ;
  • Sur l’île d’Ikaria en Grèce, le taux de démence sénile est 4 fois plus faible que celui de la population américaine ;
  • Dans la péninsule de Nicoya au Costa Rica, le taux de cancer est 23 % plus bas que dans le reste du pays ;
  • En Sardaigne, le ratio d’hommes et de femmes centenaires est de un pour un. Dans le reste du monde, on compte un homme centenaire pour cinq femmes centenaires !

Le secret des habitants des zones bleues

C’est en analysant des relevés biologiques et en étudiant les modes de vie dans ces régions, que les scientifiques ont percé le secret de cette longévité exceptionnelle.

L’alimentation est l’une des clés de voûte de ce « système de santé » ultra-performant. En identifiant les points communs entre ces différentes populations, les chercheurs ont remarqué que :

  • Ils mangent peu, voire pas de viande, comme dans la communauté adventiste de Loma Linda, exclusivement végétarienne ;
  • Ils consomment beaucoup de fruits et de légumes. Et, le plus souvent, ils les cultivent eux-mêmes dans leur potager ou vont les cueillir dans la nature comme sur l’île d’Ikaria ;
  • Ils mangent de petites quantités. À Okinawa par exemple, selon la tradition du « Hara Hachi Bu » ou règle du ventre à 80 %, on ne mange jamais totalement à sa faim ;
  • Ils boivent de l’alcool modérément mais régulièrement (1 à 2 verres par jour). En Sardaigne, le vin rouge local, très riche en antioxydants et polyphénols, est consommé quotidiennement.

Mais, au-delà de ces habitudes identiques, chaque zone bleue a ses particularités culinaires, liées à ses traditions et à son environnement naturel.

C’est sur cet aspect-là que nous avons décidé de nous focaliser : leur alimentation. Dans chaque zone bleue, il existe des Super-Aliments, propices à la longévité. Nous avons mené notre petite enquête sur ces Super-Aliments et souhaitons vous les partager à travers une série d’articles

Vous y découvrirez notamment : 

  • La préparation japonaise qui protège vos os de l’ostéoporose ;
  • La boisson naturelle des habitants de Nicoya qui préserve des infarctus et des AVC ;
  • L’ingrédient protecteur que les Sardes ajoutent à tous leurs repas : il protège les artères et réduit le stress oxydatif dans l’organisme, responsable d’un vieillissement accéléré ;
  • Ou encore, l’aliment favori des habitants d’Ikaria : consommé au moins deux fois par semaine, il diminue de 25 % les risques de cancer du sein.
4. The Blue Zones: Lessons for Living Longer from the People Who’ve Lived the Longest, Dan Buettner, 2012 - National Geographic

Les autres régions du monde qui intriguent les chercheurs

Les maladies de société dites « non transmissibles », comme le cancer, le diabète ou encore les problèmes cardiovasculaires, sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses5.

Mais entre les multiples facteurs génétiques et environnementaux, difficile de trouver un coupable à pointer du doigt, et ce malgré une importante quantité de recherches menées dans ce sens.

Pourtant, il existe des régions où ces maladies semblent n’avoir aucune prise, tant leur présence au sein de la population est faible par rapport au reste du monde.

Pour quelles raisons ? Là aussi, les experts l’ignorent, mais des théories existent et même si une réponse unique n’existe probablement pas, rien ne nous empêche d’appliquer dès aujourd’hui certaines pratiques très saines de ces lieux.

Petite escale sur certaines d’entre elles :

  • La vallée de Guizhou en Chine
  • La région de Barrancas del Cobre, au nord du Mexique
  • La vallée de Hunza sur les flancs de l’Himalaya
  • La vallée de Ballabgarh en Inde
  • La Tanzanie (certaines tribus)

Les Super-Aliments

Le terme « Super-Aliment » est une expression populaire utilisée pour décrire des aliments qui sont considérés comme particulièrement nutritifs et bénéfiques pour la santé en raison de leur densité en nutriments.

Les Super-Aliments sont généralement riches en vitamines, minéraux, antioxydants et autres composés bénéfiques pour le corps. Ils sont souvent associés à des avantages pour la santé tels que la prévention des maladies, le renforcement du système immunitaire et la promotion de la vitalité.

Voici la liste des recettes présentées dans notre série d’articles avec entre parenthèse les Super-Aliments qui les composent :

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