Libido en baisse ? Est-ce une fatalité ?

Baisse de la libido, problème d'érection... si vous pensez que c'est une fatalité, cet article peut vous faire changer d'avis.
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Dans les moments intimes, votre corps a besoin d’un carburant pour fonctionner à son maximum. Ce carburant est la fameuse « testostérone« .

Pour les hommes, un faible taux de testostérone (hypogonadisme) est associé à une mauvaise fonction érectile et à une baisse de la libido. Le problème est que l’homme perd environ 1% de testostérone chaque année. À partir de 45 ans, 10 % des hommes pourraient déjà être carencés. À 60 ans, ils seraient même plus de 40 % !

Pas de panique, cette baisse de libido n’est pas une fatalité. Il est possible de remonter le niveau de sa testostérone de façon assez simple, notamment grâce à son alimentation… et oui ! N’oubliez pas que l’alimentation vous permet avant tout de vous apporter les nutriments dont vous avez besoin pour vous renforcer.

On sait aujourd’hui que certaines vitamines et minéraux influent directement sur les mécanismes hormonaux et sanguins en jeu lors d’un rapport intime. Par exemple, la cystéine (l’un des acides aminés à l’origine du glutathion) favorise le maintien érectile. C’est aussi le cas du potassium, qui agit sur la tension artérielle, et donc sur la capacité érectile.

Mais pas d’inquiétudes, nous n’allons pas vous conseiller de mémoriser le nom de tous ces micronutriments, de prendre des dizaines de compléments alimentaires différents ou encore de changer toute votre alimentation et revoir complètement votre mode de vie.

Ils existent des actes simples et à la portée de tous permettant d’avoir rapidement un effet positif sur la libido.

Dans cet article, vous découvrirez les rouages fascinants de votre libido et apprendrez à la préserver, la booster ou l’apprivoiser sans aucune chimie ni intervention médicale… Et cela en toute autonomie et quel que soit votre âge !

Quels sont les bienfaits du sexe ?

Avoir une activité sexuelle n’est pas juste une histoire de plaisir. Elle vous procure également de nombreux bienfaits, parfois insoupçonnés :

  • Pour le bien-être général. Une étude réalisée en 2004 sur 16 000 Américains concluait que « le sexe compte pour une part non négligeable dans l’équation du bonheur ». Pour certains, cela serait principalement un phénomène physique dû à l’action des différentes hormones (endorphines, dopamine) produites pendant l’acte et qui ont des effets antidépresseurs ou tranquillisants. D’autres chercheurs en psychologie avancent que ce bien-être pourrait aussi provenir de l’affection et des émotions positives ressenties lors d’un rapport sexuel. En 2006, une étude montrait une forte corrélation entre sexe et « satisfaction dans la vie », mais aussi une satisfaction à long terme dans la relation de couple.
  • Pour la forme physique. Lors des rapports sexuels, les muscles et les tendons s’étirent et les articulations travaillent, ce qui constitue une forme d’exercice. Des chercheurs canadiens ont évalué qu’une demi-heure de sexe équivaut à 126 calories dépensées chez l’homme et 93 chez la femme. Faire l’amour constitue donc une activité physique que l’on pourrait situer, en termes d’efforts, entre la marche et le jogging.
  • Pour les défenses immunitaires. La sécrétion d’ocytocine, lorsque l’on fait l’amour, a un effet bénéfique sur le système immunitaire et nous permet de nous remettre plus vite des infections ou autre virus. Les personnes faisant l’amour une à deux fois par semaine présentent un taux d’anticorps plus élevé que celles qui n’ont pas eu de rapports sexuels réguliers. Une revue de l’Université chinoise d’Harbin, publiée en 2016, rappelle le « rôle clef » de cette hormone qui peut « renforcer les défenses immunitaires, maintenir l’homéostasie immunitaire, inhiber l’inflammation, exercer un effet de type antibiotique, favoriser la guérison et la régénération des plaies et supprimer les troubles immunitaires associés au stress »… rien que ça !
  • Pour le sommeil. Les endorphines et la prolactine sécrétées après un rapport sexuel (particulièrement durant un orgasme) apportent un effet général relaxant et la mélatonine contribue, elle, à diminuer la température corporelle, ce qui favorise un sommeil réparateur.
  • Pour les liens affectifs. L’ocytocine, qui fait l’objet de découvertes récentes, est naturellement sécrétée lors d’un câlin. Selon les spécialistes, elle « renforce la confiance » en son partenaire de vie. L’explication ? Elle augmenterait notre seuil de tolérance à l’acceptation « des risques sociaux découlant des interactions interpersonnelles ».
  • Pour une apparence plus jeune. Le Dr David Weeks, psychologue clinicien et ancien directeur de la psychologie de la vieillesse au Royal Edinburgh Hospital, a découvert que les hommes et femmes ayant une vie sexuelle active avaient l’air de 5 à 7 ans plus jeunes que leur âge réel. En interrogeant durant dix années des milliers d’hommes et de femmes de 40 à 50 ans, il a trouvé que ceux qui semblaient plus jeunes que leur âge faisaient l’amour trois fois par semaine, comparés à ceux qui faisaient leur âge et n’avaient une relation sexuelle que deux fois par semaine.
  • Contre les troubles cardiovasculaires. Une grande étude nationale américaine publiée il y a deux ans a trouvé qu’une « activité sexuelle régulière est positivement corrélée à une diminution à long terme des troubles cardiovasculaires chez l’homme ». Chez la femme, c’est plutôt la qualité et non la fréquence des rapports qui emmènerait à une telle protection, et ce particulièrement concernant l’hypertension.
  • Contre le stress. Si les recherches en la matière en sont encore un peu à se demander qui de l’œuf ou de la poule, une étude israélienne menée en 2012 sur 75 couples apporte sa pierre à l’édifice. Elle conclut : « chez les couples ayant un haut niveau de satisfaction relationnelle, les rapports sexuels soulagent les partenaires de leur stress ». En revanche, chez les couples qui ne s’entendent pas très bien, l’effet est nul. Pour profiter des bienfaits anti-stress du sexe, favorisez donc avant tout une relation épanouie !
  • Contre le déclin cognitif. Plusieurs études menées en 2013 sur le rat et l’humain tendent à montrer qu’une activité sexuelle répétée favoriserait le développement de nouveaux neurones dans l’hippocampe, une aire cérébrale cruciale pour la mémoire.
  • Contre les troubles de l’érection. Une étude publiée en 2008 dans The American Journal of Medicine annonce la couleur : une des meilleures façons de lutter contre les problèmes d’érection serait d’avoir régulièrement des rapports sexuels ! En cinq ans, l’étude a dénombré seulement16 cas (sur 1000) de problèmes d’érection chez les hommes qui faisaient l’amour trois fois par semaine, comparés à 79 cas (sur1000) chez les hommes qui avaient des relations sexuelles moins d’une fois par semaine. Les auteurs concluent : chez les hommes de 55 à 75 ans « le risque de dysfonction érectile est inversement proportionnel à la fréquence des rapports sexuels », et « les relations sexuelles régulières protègent contre le développement de la dysfonction érectile ».

Faut-il être régulier ?

On a coutume de dire qu’il vaut mieux privilégier la qualité à la quantité. Toutefois, la régularité pourrait aussi avoir son importance chez les hommes. Une étude américaine menée entre 1992 et 2010 sur 32 000 hommes suggère qu’éjaculer régulièrement diminuerait le risque de cancer de la prostate : les hommes âgés entre 20 et 29 ans qui éjaculent au moins 21 fois par mois réduisent leur risque de cancer de la prostate de 19 % par rapport à

ceux qui n’éjaculent que 4 à 7 fois par mois. Chez les hommes plus âgés (de 40 à 49 ans), la diminution du risque va jusqu’à 22 %. En revanche, attention aux excès chez l’homme âgé puisque « le fait d’avoir des rapports sexuels trop fréquents ou des niveaux extrêmement élevés de plaisir physique et/ou émotionnel peut-être un facteur de risque [de maladie cardiovasculaire] ». Un homme de plus de 65 ans qui a plus d’un rapport sexuel par semaine double son risque de maladies cardiovasculaires relativement aux hommes du même âge sexuellement inactifs.

Une libido en baisse, est-ce toujours anodin ?

Parce qu’une baisse de libido peut être le symptôme avant-coureur d’une maladie grave, elle ne devrait jamais être prise à la légère. Des instabilités posturales (expression du visage figée, tremblements, rigidité, difficulté à avaler, etc.) liées à une diminution de la libido, des éjaculations précoces et/ou des difficultés à parvenir à l’orgasme peuvent, par exemple, être des signes avant-coureurs de la maladie de Parkinson. L’arthrite, du diabète, un cancer ou de l’hypertension artérielle peuvent aussi générer une baisse du désir sexuel. Heureusement, la plupart du temps les raisons de notre désintérêt pour la chose sont bénignes et sont l’occasion de comprendre à quel point nos « petites mauvaises habitudes » influent grandement sur notre sexualité.

Doit-on se méfier de la pilule bleue ?

Passé une certain âge, beaucoup d’hommes pensent qu’une libido retrouvée nécessite forcément la prise des célèbres petites pilules bleues.

Or c’est faux. Cela peut même être dangereux.

Ce médicament, dont le nom scientifique est « citrate de sildénafil », est connu pour avoir plusieurs effets indésirables voire graves.

L’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament en France, a d’ailleurs admis que ces pilules comportaient d’importants risques pour la santé cardiovasculaire, parfois graves comme l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral.

Mais ce que peu d’hommes savent, c’est que les scientifiques ont découvert d’autres moyens pour raviver le désir, et cela de façon 100 % naturelle.

À titre d’exemple, voici quelques aliments qui procureraient un certain « effet viagra » :

  • La yohimbine : écorce africaine qui apporte un léger bienfait sur la fonction érectile (à doser sous peine d’effets secondaires).
  • La maca, alias « Viagra péruvien » : plante à racine aux effets encore insuffisamment prouvés mais prometteurs. À consommer cru, cuit ou séché, selon des recettes traditionnelles péruviennes.
  • La pastèque : les lycopènes, le bêtacarotène et la citrulline contenus dans cet aliment font dire aux chercheurs qu’il pourrait avoir un « effet Viagra » en relaxant nos vaisseaux sanguins.

Comment booster naturellement sa libido ?

 Voici quelques moyens simples et naturels pour renforcer votre libido :

  • Le jeûne intermittent. Sauter le petit-déjeuner et jeûner plus de 15 heures entre repas du soir et déjeuner augmenterait ses taux de testostérone de 200 à 400 % (chez le sujet masculin et non obèse). Une étude de l’Université médicale de Virginie note que les niveaux d’hormone de croissance augmentent de 2000 % chez les hommes qui jeûnent durant 24 heures, or les taux d’hormone de croissance semblent jouer un rôle synergique avec la testostérone. L’explication ? Cela permettrait à nos organes de se reposer (notamment le foie), ce qui favorise un bon équilibre hormonal naturel. En revanche, un jeûne de plusieurs jours montre un effet nul voire négatif sur les niveaux de testostérone chez l’homme.
  • Mangez de bonnes graisses. Une étude publiée en 2001 dans le Journal of Steroid Biochemistry a montré que lorsque les hommes diminuaient leur consommation de graisses saines, les concentrations de testostérone diminuaient également. Ainsi, un régime à faible teneur en matière grasse serait néfaste à votre taux de testostérone. Nous vous conseillons de privilégier les bonnes graisses présentes dans le poisson, l’huile d’olive, les avocats, les noix, les amandes ou les graines de lin. Chez la femme, une étude très récente menée sur des sportives semble aller dans le même sens.
  • Aidez votre foie. Via l’une de ses enzymes, le foie joue un rôle crucial sur vos niveaux de testostérone. 90 % des hommes atteints de cirrhose voient d’ailleurs leur taux de testostérone sérique baisser proportionnellement à la détérioration de leur foie. Limitez donc la consommation d’alcool, favorisez les bonnes graisses, consommez régulièrement ail, avocat, pamplemousse, curcuma (effet protecteur contre certaines substances et molécules dommageables pour le foie). Côté boissons, deux tasses de café par jour réduiraient les risques de développer une maladie du foie de 44 %. Artichaut, pissenlit, boldo… De nombreuses plantes peuvent vous aider à assainir votre foie. En voici trois des plus puissantes : le desmodium, le chardon-Marie et Le radis noir.
  • Ne négligez pas votre sommeil. En 2014, un article de l’Asian Journal of Endocrinology rappelait que « l’effet de la restriction du sommeil [sur les taux de testostérone] fait l’objet d’études contradictoires », mais que ce serait surtout « le moment où l’on dort [qui est] plus important que sa durée ». Une étude montre, en effet, qu’empêcher le sommeil durant la première partie de la nuit (00 h 30-5 h 30) diminue les niveaux de testostérone de 10 à 15 % alors que l’empêcher de 4 à 8 heures du matin n’entraîne aucun changement significatif.
  • Détendez-vous. Une publication parue en 2010 montre l’impact néfaste à long terme du cortisol (l’hormone secrétée lors d’un stress physique ou psychologique) sur les taux de testostérone. En temps normal, une sécrétion de cortisol est suivie d’un pic de testostérone, mais quand l’individu sécrète trop ou trop souvent du cortisol, cela semble bloquer, voire réduire dans le temps le taux de testostérone.
  • Profitez du soleil. Une étude de 2011 réalisée sur des hommes en surpoids montre qu’une supplémentation en vitamine D3 durant une année peut augmenter jusqu’à 30 % le taux de testostérone. Pour maintenir vos taux de vitamine D, vous pouvez vous supplémenter mais aussi vous exposer au soleil au moins 20 minutes par jour entre avril et septembre (en France, la synthèse de cette vitamine se fait principalement sur cette période).
  • Limitez les sucres. Les diabétiques de type II seraient deux fois plus susceptibles de développer de faibles niveaux de testostérone. Éviter de détraquer votre glycémie vous aidera donc à prévenir le diabète et une éventuelle chute de votre testostérone.
  • Perdez du poids. Comme l’explique le docteur Dr Gary Wittert (chef de l’Écolede médecine à l’Université d’Adélaïde en Australie), la perte de poids a une relation prévisible et linéaire avec l’augmentation naturelle de la testostérone. De même, on sait que les graisses corporelles favorisent la production d’œstrogènes qui, elles-mêmes, favorisent la diminution de la testostérone.
  • Repensez votre routine sportive. Des chercheurs de la Ball State University ont constaté que « l’entraînement musculaire peut favoriser la libération de testostérone». Une autre étude montre que l’haltérophilie modérée à légère augmente les niveaux sériques de testostérone chez les participants. Ainsi, un entraînement sportif d’au moins 30 minutes nécessitant un effort intense et le poids soutiendraient vos niveaux de testostérone (cela permet en outre de brûler bien plus de graisses).

La plupart des conseils ci-dessus reprennent des études menées sur des hommes car ce sont les seules disponibles. Toutefois, les femmes qui le souhaitent peuvent tenter d’appliquer ces conseils sans y voir un danger pour leur santé. Bien au contraire.

Les aliments aphrodisiaques… les vrais

« Un nombre croissant de preuves montre que certaines vitamines ou composants de nos aliments peuvent améliorer la fonction et l’expérience sexuelle », affirme la directrice du Berman Women’s Welness Center en Californie. En effet, de nombreuses études démontrent l’impact de notre alimentation sur notre désir. La raison ? Les apports en vitamines et minéraux essentiels de certains aliments influent sur les mécanismes hormonaux ou sanguins en jeu lors d’un rapport sexuel.

Voici quelques-uns de ces aliments :

  • Les figues, les bananes et les avocats contiennent des vitamines favorables à une meilleure circulation sanguine, y compris dans les parties génitales ;
  • Le brocoli, les oranges et les aliments riches en vitamine C sont essentiels à la circulation du sang dans les organes ;
  • Les abats, la volaille, les fruits de mer (particulièrement les palourdes), le porc, l’agneau, les haricots de soja, les huîtres, les haricots blancs, le tofu, le sésame, les céréales et les épinards sont riches en fer et le manque de fer peut éroder le désir, particulièrement chez la femme ;
  • Les tripes, les pattes de porc/bœuf, le bouillon d’os, le poisson, la gélatine, les fruits et légumes rouges, les olives sont riches en collagène ou stimulent sa production, favorable au maintien d’une bonne érection et de parois vaginales toniques ;
  • Les patates douces ont un apport en potassium et vitamine A favorables à une bonne tension artérielle, et donc à l’érection ;
  • Les noix du Brésil sont riches en sélénium qui participe à maintenir un bon taux de testostérone ;
  • Le Chocolat favorise la sécrétion de phényléthylamine et de sérotonine ;
  • Les épices comme la muscade ou le clou de girofle améliorent le comportement sexuel des animaux mâles, le ginseng augmente la testostérone, le safran, l’aspérule, la capucine ;
  • L’ail contient beaucoup d’allicine qui permet d’augmenter le flux sanguin.

Les substances néfastes pour votre libido

Sachez que certains médicaments ou molécules ont comme effets secondaires potentiels des dysfonctionnements sexuels :

  • Les antidépresseurs et anti-anxiolytiques tricycliques inhibent la recapture de la sérotonine, ce qui peut retarder ou empêcher l’orgasme ;
  • Les pilules, anneaux et patchs contraceptifs diminuent jusqu’à 50 % la testostérone, pour ceux contenant de la drospirénone peuvent générer une vascularisation du clitoris moins importante et des difficultés à atteindre l’orgasme ;
  • Le cannabis fait chuter de 50 % la testostérone après 1 mois de consommation, engendre des dysfonctions érectiles, une diminution des orgasmes et rapports douloureux, particulièrement à fortes doses ;
  • Les statines diminuent les sécrétions de progestérone, œstrogènes et testostérone, ce qui mène potentiellement à une baisse de libido, voire des dysfonctions érectiles ;
  • Les traitements pour l’hypertension et le reflux gastro-œsophagien
  • Les bêtabloquants.

Et le mental dans tout ça ?

N’oublions pas non plus l’impact de notre esprit sur notre libido. Confiance en soi, traumatismes sexuels, histoire familiale et vie de couple ont de forts impacts sur notre désir. Une agression sexuelle subie dans le passé ou des problèmes dans le couple que l’on n’ose pas exprimer sont autant de facteurs qui jouent un rôle insidieux sur notre désir.

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