8 erreurs du petit déjeuner à ne pas commettre

Faites vous partie des personnes qui commettent ces 8 erreurs lorsque vous prenez votre petit déjeuner ?
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Les idées conçues du petit déjeuner

Si vous êtes du genre à penser que boire du jus d’orange est bon pour la santé ou qu’il est préférable d’éviter les œufs à cause du cholestérol, vous serez surpris à la lecture de cet article.

Mais tout d’abord, parlons du petit déjeuner. Comme beaucoup, j’imagine que vous pensez que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. Et bien sachez que ce n’est pas si simple que cela. Tout dépend de votre état de santé général, de votre activité dans la matinée, de votre alimentation au cours de la journée (équilibrée ou non).

L’important est d’apporter la quantité et la qualité nutritionnelle dont votre corps a besoin de façon journalière. Cela ne doit pas nécessairement commencer au petit déjeuner. D’ailleurs, dans le cadre du jeûne intermittent, qui est bénéfique pour la santé, le petit déjeuner est souvent sauté afin de compléter le jeûne qui a commencé pendant la nuit.

Mais si vous devez ou souhaitez prendre un petit déjeuner, autant le faire bien en évitant certains « conseils » qui relèvent plus de la croyance que de la réalité.

Voici les 8 erreurs alimentaires du matin les plus fréquentes…

1. Manger un bol de céréales (parce qu’elles “sont pleines de fibres”)

L’idée que l’être humain doit baser son régime sur les céréales est vraiment bizarre.

La révolution agricole, à partir de laquelle les hommes ont commencé à manger des céréales, s’est produite il y a peu de temps à l’échelle de l’évolution. Pourtant, nos gènes n’ont pratiquement pas changé. L’homme moderne n’est ni plus ni moins qu’un chasseur-cueilleur qui a inventé le wi-fi et les centrales nucléaires ! Son tube digestif est toujours le même. Il n’est pas fait pour digérer des quantités importantes de céréales.

Surtout que nutritionnellement parlant, on peut mieux faire. Les céréales sont :

  • Pauvres en nutriments essentiels comparées aux légumes ;
  • Riches en glucides (famille du sucre)[1], responsable du surpoids généralisé, appétit incontrôlé, obésité, diabète de type 2, maladies du cœur, et cancer.

La céréale la plus répandue dans les pays occidentaux est, de loin, le blé, qui peut causer chez l’homme toutes sortes de problèmes de santé et abimer les parois intestinales 

Lorsqu’elles sont complètes, elles sont aussi riches en acide phytique, qui se lie aux minéraux dans l’intestin humain, ce qui les empêche d’être assimilées, provoquant une dénutrition.

Le blé moderne contient du gluten en grande quantité, qu’une partie importante de la population ne supporte pas : allergie, intolérance, hypersensibilité.

Dans ce cas, manger du gluten peut abîmer la paroi intestinale, provoquer des douleurs, des ballonnements, des diarrhées, de la fatigue. La consommation de gluten a aussi été associée, dans de très sérieuses études, à la schizophrénie, une grave maladie mentale.

Réduire la part des céréales dans l’alimentation peut donc se révéler excellent pour la santé, à condition bien sûr de remplacer les calories ainsi perdues par une consommation accrue de légumes, fruits, fruits à coques (noix, noisettes, amandes, noix du Brésil, noix de pécan…), et autres aliments riches en nutriments.

2. Boire un verre de lait (“parce que c’est bon pour les os”)

 « Les produits laitiers sont nos amis pour la vie ». 

Ce slogan vous dit quelque chose ?

Vous l’avez peut-être cru ? Après tout, c’était un message parfaitement officiel. Laissez-moi alors vous présenter ces soi-disant « amis » :

  • Les produits laitiers sont riches en leucine, un acide aminé stimulant la voie pro-inflammatoire, accélératrice du vieillissement ;
  • Ils stimulent la sécrétion d’IGF1, un autre accélérateur du vieillissement et promoteur de croissance tumorale ;
  • Ils augmentent la sécrétion d’insuline (le lactose présent dans le lait fait partie de la famille des glucides), un facteur impliqué dans le surpoids, un accélérateur du vieillissement et un facteur de croissance des cancers.

Un très grand nombre d’études ont montré une sévère augmentation des risques de cancer de la prostate liée à une consommation de produits laitiers, y compris les yaourts.

On fait mieux comme amis vous ne pensez pas ?

L’étude de 142 251 hommes dans la European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC) observe, pour chaque 35 g de produits laitiers consommés par jour en plus, que le risque de cancer de la prostate augmente de 32 %.

Et cela concerne aussi le cancer du sein. Dans une étude américaine, 1893 femmes diagnostiquées à un stade précoce de cancer invasif ont été suivies sur une durée moyenne de 12 ans. Celles qui ont consommé moins d’une portion par jour de produit laitier entier ont présenté un risque plus élevé de 20 % de mortalité. Ce risque est augmenté de près de 49 % lorsque les femmes ont consommé une portion par jour ou plus.

Par ailleurs il n’existe pas la moindre preuve que le lait rende les os solides et prévienne les fractures, et c’est même le contraire qui a été démontré par une nouvelle étude de Harvard.

Plus de lait au cours de l’adolescence, c’est plus de risques de fracture de la hanche chez les hommes. A priori, cet effet n’a pas été constaté chez les femmes.

Il ne faut pas oublier que la filière laitière en France représente un très gros marché. Pas étonnant donc que l’on essaie de faire croire à la population que consommer du lait est bon pour la santé. Business first !

3. Manger un toast avec de la margarine (parce que “c’est moins gras que le beurre”)

Là, nous avons l’illustration parfaite du deux-en-un : deux erreurs pour le prix d’une.

Non seulement le toast est riche en glucides raffinés, pauvre en fibres, et risque d’augmenter très rapidement votre taux de sucre dans le sang, mais en plus la margarine est l’aliment faussement diététique par excellence.

Sa gloire ne repose que sur une imposture : la diabolisation du beurre, accusé d’être trop riche en graisses saturées.

Or, la margarine est faite d’huiles hydrogénées riches en graisses trans, les pires graisses qui soient, assemblées à des composants chimiques (dont des colorants). Cet ensemble artificiel doit imiter l’apparence et la texture du beurre.

L’étude Framingham sur le cœur a montré que les personnes qui remplacent le beurre par de la margarine ont plus de risques de mourir d’une maladie du cœur.

Moralité : consommez plutôt du vrai beurre, bio de préférence, et évitez l’imposteur.

4. Boire un jus d’orange (“pour les vitamines”)

Il n’y a pas une publicité sur le petit-déjeuner où on ne voit pas une main verser un grand verre frais de ce délicieux nectar, avec des enfants se pourléchant les babines à l’idée de le boire.

Très bon marketing !

Mais quand est-il de notre santé das tout ça ?

Un verre de jus d’orange contient autant de sucre qu’un verre de coca…

Ce même verre contient :

  • 5 fois moins de vitamine C qu’une portion de radis noir ;
  • 6 fois moins que le poivron rouge ;
  • 7 fois moins que le cassis – avez-vous déjà entendu une publicité vantant les mérites d’un verre de jus de cassis ?

Même un jus d’orange pressé par vos soins est déconseillé. Si vous aimez les oranges, vous devriez plutôt les manger entières. En effet, lorsque vous pressez une orange, vous récoltez le jus sans les fibres. Pourtant, celles-ci ralentissent l’absorption du sucre et évitent un pic de glycémie. Sans parler du fait que pour faire un verre de jus, vous devez presser plusieurs oranges et donc ingurgiter le sucre de toutes ces oranges. Alors qu’en consommant le fruit, vous vous l’imiteriez à une ou deux oranges uniquement.

5. Ne pas manger d’oeuf, (« parce que c’est plein de cholestérol »)

Un des plus grands tours de force des diététiciens modernes est d’avoir diabolisé un des meilleurs aliments pour l’homme : les œufs.

Le jaune d’œuf, selon eux, est plus dangereux car il est riche en cholestérol, et donc facteur de maladies cardiaques.

Il est vrai qu’un gros jaune d’œuf contient 212 mg de cholestérol, ce qui est beaucoup par rapport aux autres aliments.

Mais il a aussi été prouvé que le cholestérol alimentaire n’augmente pas le cholestérol sanguin. Le cholestérol sanguin est fabriqué par le foie, à partir du sucre !!

Une ÉNORME étude, portant sur 4 millions de personnes, est encore parue dans le British Medical Journal, et a de nouveau conclu que manger un œuf tous les jours n’augmente en rien le risque de maladie cardiaque et peut même baisser le risque d’attaque cérébrale (AVC), sauf pour les personnes diabétiques.

Le jaune d’œuf est également magnifiquement riche en lutéine et en zéaxanthine, deux antioxydants extraordinaires qui protègent les yeux contre la cataracte et la dégénérescence maculaire.

6. Manger un yaourt allégé en matière grasse (« parce que c’est moins gras »)

Encore de nombreuses personnes sont persuadées qu’elles se font du bien en mangeant des produits à faible teneur en matière grasse, voire à 0 % de matière grasse.

C’est pourtant l’une des pires erreurs de l’histoire de la nutrition : à doses normales, les graisses saturées ne sont pas mauvaises pour la santé. Le sucre par contre, en excès, est très mauvais.

Or, dans les produits allégés, la matière grasse est remplacée par de l’amidon (encore un élément de la famille des glucides), des farines, et du sucre ou des édulcorants afin de donner du goût.

La plupart des yaourts allégés en graisse contiennent des sucres ajoutés (y compris de la fécule ou amidon) pour la bonne raison que, sans cela, ils seraient immangeables.

Si vous mangez des produits laitiers, préférez un yaourt au lait cru entier, ce sera plus nourrissant et incomparablement meilleur au goût. Vous diminuerez ainsi votre risque de frustration, et donc de céder à la tentation du grignotage.

7. Manger une barre de céréales (« parce que ce n’est pas un snack »)

Pour donner bonne conscience au consommateur, les industriels proposent des barres de céréales, dans des emballages savamment étudiés pour qu’elles paraissent naturelles.

En réalité, les barres de céréales sont pleines de sucre et n’ont rien d’un aliment santé.

Elles sont composées de céréales grillées, soufflées, souvent liées avec du sucre ou du sirop, qui se transforment en glucose à la vitesse grand V, dès qu’elles entrent en contact avec votre salive. Elles sont aussi très pauvres en fibres (1 à 3 g en moyenne).

Pour les fabricants, en revanche, c’est de « l’or en barre » si on peut dire : les céréales, au kilogramme, coûtent encore moins cher que les matières premières des Mars et des Snickers !

En cas de fringale irrésistible, mangez des noix, des amandes, une pomme ou même un œuf dur (rappelez-vous, il y en avait il n’y a pas si longtemps sur le zinc des cafés : c’était pour le petit encas de 11 heures…).

8. Manger sans-gluten ne résout pas TOUS les problèmes

Une étude de l’association 60 millions de consommateurs a analysé les produits industriels sans gluten pour les comparer aux produits industriels avec gluten.

Séisme dans les médias, panique sur le thème du « on nous a menti » :

  • « Le Sans gluten n’est pas meilleur pour la santé » 20 minutes ;
  • « Produits sans gluten : une vague qui allège surtout le porte monnaie » France Info ;
  • « Les produits sans gluten ne sont pas plus sains » Les Echos ;
  • « Manger sans gluten, un effet de mode » France TV info.

OK. Maintenant calmons-nous une seconde et regardons ce que dit vraiment 60 millions de consommateurs. Le mot important de l’étude, c’est qu’elle analyse des produits « industriels ».

Comme le résume le nutritionniste Anthony Berthou, « remplacer des produits industriels classiques (pâte à tarte, chips, pizza, pain de mie, etc.) par les mêmes produits sans gluten, c’est prendre le problème de la nutrition à l’envers, comme on a pu le faire pendant des années avec les produits light ».

Effectivement, les industriels suppriment le gluten pour mettre à la place du sucre, des épaississants, des acidifiants etc. Pas étonnant que leurs produits sans gluten, y compris pour le petit-déjeuner, soient désastreux.

Surtout, l’étude de 60 millions de consommateurs ne concerne pas les produits sans gluten non transformés : riz, sarrasin, patate douce, châtaignes, millet, amarante, légumineuses (lentilles, haricots rouges ou blancs, pois chiches), dont les bénéfices sur la santé sont régulièrement soulignés.

Verdict : une cochonnerie sans gluten ne vaut pas mieux qu’une cochonnerie avec gluten.

A quoi ressemble le petit-déjeuner idéal

À l’Université de Kansas pour la diététique et la science de la nutrition, des chercheurs ont publié une étude en février 2010 démontrant qu’un petit-déjeuner doit être riche en protéines.

Moins de glucides et plus de protéines augmentent l’énergie, diminuent la sensation de faim au cours de la journée, sans pour autant augmenter le nombre de calories absorbées pendant la journée. En effet, les calories supplémentaires consommées lors d’un riche petit-déjeuner sont compensées par une baisse égale des calories aux autres repas, sans même que vous vous en aperceviez. Vous n’avez donc à faire aucun effort.

De plus, remplacer les glucides par de bonnes graisses réduit encore la hausse de la glycémie (taux de sucre dans le sang) et accroît la sensation de satiété, réduisant les fringales et donc le grignotage pendant la journée.

Un bon petit-déjeuner doit donc contenir un apport conséquent de protéines et de bonnes graisses. Il est hautement recommandé d’y incorporer des aliments comme des œufs, omelette, avocat, tranche de saumon, de jambon, olives, fromage de brebis, noix, amandes et autres fruits à coque, ou encore des crudités avec de la vinaigrette.

Exemple…

  • Mettez dans un bol : abricots, amandes, pruneaux, figues, dattes, noix, graines de chia, graines de courges, gingembre et noix de coco ;
  • Ajoutez un peu de lait d’amandes et de noisettes en poudre, un peu d’eau ;
  • Laissez tremper toute la nuit au frigo ;
  • Dégustez le lendemain matin.

Au top!

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